Syscom technology Les objets connectés

Objets connectés: Le segment connait une importante croissance par rapport aux ordinateurs et smartphones en Afrique

Les objets connectés (wearables) gagnent en popularité en Afrique. Au premier trimestre 2017, comme le confirment les derniers chiffres de l’International Data Corporation (IDC), leur marché affichait une croissance soutenue et leurs importations ont réalisé une croissance de 30,2% par rapport à l’année précédente dans la région Afrique et Moyen-Orient. Une tendance à l’opposé de celle observée sur le segment smartphones et ordinateurs, lourdement impacté par la pénurie de devises sur les grands marchés du continent.

Mais curieusement, ce ne sont pas les ventes des objets connectés de base(périphériques qui ne prennent pas en charge les applications tierces) qui portent cette croissance, puisqu’elles enregistrent une augmentation de seulement 16,8% par rapport à l’année précédente. Ce sont plutôt les objets connectés «intelligents»(périphériques prenant en charge des applications tierces) qui ont davantage participé à cet élan, avec des ventes en hausse de 64,9% par rapport à l’exercice précédent. Ceci représente un tournant majeur pour le marché, puisque les consommateurs s’ouvrent progressivement sur de nouvelles catégories de produits. Mieux encore, à la fin de 2021, les analystes de l’IDC s’attendent à ce que les objets connectés intelligents représentent 43% des ventes totales dans la région.

En 2017, IDC prévoit également une progression de 20,9% du marché des objets connectés dans la région, avec 2,9 millions d’unités vendues. Le moteur principal de cette croissance sera le segment des objets intelligents dont les ventes devront augmenter à hauteur de 52% cette année. Au long terme, les dernières prévisions s’attendent à ce que le marché se développe à un taux de croissance annuel de 11,2% sur la période 2016-2021.

«Les utilisateurs cherchent de la performance»

«La prochaine vague de croissance proviendra de l’adoption par des clients qui recherchent de la valeur et de la performance ainsi que les clients qui cherchent à passer à des gadgets plus récents», explique Nakul Dogra, analyste senior de l’informatique personnelle, les systèmes et les solutions d’infrastructure chez IDC MEA.

«LES FOURNISSEURS DEVRAIENT SE CONCENTRER SUR L’UTILISATION EFFICACE DES DONNÉES FIXÉES PAR LES CAPTEURS SUR CES GADGETS AFIN QUE LES TÂCHES QUOTIDIENNES RÉALISÉES PAR LES UTILISATEURS PUISSENT ÊTRE RENDUES PLUS SIMPLES ET MOINS LONGUES. LE RÔLE DES DÉVELOPPEURS D’APPLICATIONS TIERS SERA CRITIQUE POUR RÉALISER CETTE AMBITION. LES FOURNISSEURS DEVRAIENT CHERCHER À S’ENGAGER ACTIVEMENT AVEC LA COMMUNAUTÉ DES DÉVELOPPEURS», DÉTAILLE DOGRA.

Les Chinois toujours en dehors de la course

Sur le podium, Samsung occupe toujours la première marche des marques les mieux vendues sur le continent, accaparant ainsi 13,4% des parts de marché. Son rival traditionnel, Apple, arrive deuxième avec un léger écart, soit 12,7% des parts de marché. Le duo en tête est suivi par la marque américaineFitBit, qui elle, contrôle 10,9% du marché. Les fournisseurs chinois affichent toujours un retard sur ce segment, notamment la marque Xiaomi qui arrive cinquième dans le classement, avec une part de marché qui ne dépasse guère les 6,3%.

Source : http://afrique.latribune.fr/